1. Le nom des gens
Ils s’appellent Victorin, Augustin, Conrad, Armande, Corinne, Fernande. Ils ont en commun d’être ou d’avoir été cette figure rassurante encadrée par le carreau, petite fenêtre par laquelle transitent autant les steamés et les sourires que les souvenirs.
Lui, c’est Bounma Rattanachim, copropriétaire du Restaurant Labelle, à Lachute. Les habitués le reconnaitront : c’est le gars qui ne tient pas en place une seconde et pourtant, il n’a pas bougé du resto depuis qu’on l’a engagé en 1980. En 2000, il s’associe à Sylvie et Karl Labelle. « Mais c’est pas parce que tu deviens boss que t’arrêtes de travailler! » Oh que non! Le temps que les frites blanchissent, Boune fait la vaisselle, passe la serpillère et hache la viande dans la chambre froide. Quand c’est tranquille, il monte à l’étage et coupe les sacs de papiers kraft qui font la renommée du Restaurant Labelle, parce qu’on y met à peu près tout, même la poutine! « Les sacs sont trop profonds, il faut les raccourcir. Sur la tranche, on peut en mettre trois à la fois. En 10 minutes, j’en coupe 500. » 
Restaurant Labelle, 384, rue Principale, Lachute, depuis 1969
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    Le nom des gens

    Ils s’appellent Victorin, Augustin, Conrad, Armande, Corinne, Fernande. Ils ont en commun d’être ou d’avoir été cette figure rassurante encadrée par le carreau, petite fenêtre par laquelle transitent autant les steamés et les sourires que les souvenirs.

    Lui, c’est Bounma Rattanachim, copropriétaire du Restaurant Labelle, à Lachute. Les habitués le reconnaitront : c’est le gars qui ne tient pas en place une seconde et pourtant, il n’a pas bougé du resto depuis qu’on l’a engagé en 1980. En 2000, il s’associe à Sylvie et Karl Labelle. « Mais c’est pas parce que tu deviens boss que t’arrêtes de travailler! » Oh que non! Le temps que les frites blanchissent, Boune fait la vaisselle, passe la serpillère et hache la viande dans la chambre froide. Quand c’est tranquille, il monte à l’étage et coupe les sacs de papiers kraft qui font la renommée du Restaurant Labelle, parce qu’on y met à peu près tout, même la poutine! « Les sacs sont trop profonds, il faut les raccourcir. Sur la tranche, on peut en mettre trois à la fois. En 10 minutes, j’en coupe 500. » 

    Restaurant Labelle, 384, rue Principale, Lachute, depuis 1969